Le nombre de marchands équipés d’Alipay a triplé en un an

Le nombre de marchands équipés d’Alipay a triplé en un an

Ronald Palmer, directeur d’Alipay Europe a souligné l’attention constante que l’entreprise porte aux touristes chinois.

Les touristes chinois sont une mine d’or pour les marchands Européens. Comme l’a mentionné Roland Palmer dans une interview accordée à la CNBC, en seulement 1 an, la branche européenne d’Alipay a triplé le nombre de marchands européens équipés d’Alipay.

De plus, Ronald Palmer a en particulier insisté sur l’attention grandissante qu’a l’entreprise pour les touristes chinois. En effet, ces derniers représentent un flux de 150 millions de personnes tous les ans, dont un grand nombre d’entre eux se rendent en Europe.

“Les touristes chinois ont effectués 140 millions de voyages en 2018”

Par ailleurs, la Chinese Tourism Academy a confirmé ces chiffres, en précisant avoir enregistré une hausse annuelle de 13,5% des départs et plus de 120 milliards de dollars (824 milliards de RMB) de dépenses à l’étranger par les touristes chinois. Un réel trésor pour les pays hôtes.

Plus intéressant encore, un rapport conjointement publié par Nielsen et Alipay a révélé que les touristes chinois dépensent en moyenne par personne plus de 3.400 dollars (22.900 RMB) par voyage, et ceux sans compter les coûts liés aux forfaits circuits et aux transports.

“Alipay propose actuellement ses services dans 29 pays européens et 55 pays à l’échelle mondiale.”

Pour les traders européens, il est essentiel d’attirer les touristes chinois. Alipay avait annoncé pour la première fois son entrée en Europe en 2016 en signant des accords avec BNP Paris en France, Barclays au Royaume-Uni, UniCredit en Italie et The Six Group en Suisse. Le nombre de marchands équipés du paiement mobile Alipay a rapidement augmenté de 200 en novembre 2016 à 2.000 en mars 2017.

Aujourd’hui, la plateforme de paiement fournit ses services à 29 pays européens et 55 pays à l’échelle mondiale, avec environ 1 milliard d’utilisateurs actifs.

Source : Article original par Cifnews 雨果网 : le premier média Chinois spécialisé en e-commerce cross-border, fondé en 2013 à Xiamen, Chine. Cifnews est le réseau principal de contenu et organisateur d’événements du secteur en Chine, grâce au CCEE – Cifnews Cross-border E-commerce Exhibition. La mission de Cifnews est d’offrir de l’information, formation en ligne et services aux entreprises qui souhaitent vendre en ligne depuis et vers la Chine, en partageant des informations de qualité sur l’évolution du e-commerce cross-border, de la fintech et du nouveau Made in China. Le siège se situe  à Xiamen, avec des bureaux à Shenzhen, Hong Kong, Séoul (Corée) et à Padoue (Italie), où notre Global team est basée.

Suivez Cifnews sur Facebook & Linkedin, @cifnews sur Instagram, @cifnewsglobal sur Twitter

L’e-commerce cross-border s’accélère en Chine

L’e-commerce cross-border s’accélère en Chine

Selon les statistiques d’Analysys (24 janvier 2019), la taille du marché e-commerce cross-border des produits importés en Chine a atteint 114,56 milliards RMB (14,88 millards euros) au 4ème trimestre 2018. Soit une augmentation de 36% par rapport au 3ème trimestre 2018.

Dans l’industrie du cross-border e-commerce, le dernier trimestre est chaque année la meilleure période pour améliorer les performances annuelles. Au dernier trimestre 2018, les festivals de shopping comme le Double 11, le Black Friday et le Double 12 ont stimulés les achats des consommateurs chinois et ont battu les records de ventes précédents.

Dans le classement général, Tmall Global 天猫国际 continue de se classer au premier rang des marketplaces B2C cross-border, avec une part de marché de 31,7%. Au deuxième rang, NetEasy Kaola 网易考拉avec une part de marché de 24,5%. JD Global 海囤全球 s’est classé troisième et sa part de marché a atteint 11,5%.

Dans le classement des marketplaces spécialisées cross-border, NetEasy Kaola 网易考拉 est le leader avec 74,6% de part de marché. Juste derrière se trouve Little Red Book 小红书 avec 11,1% de part de marché sur Q4 2018.

Source: Analysys

Taille du marché cross-border importation vers la Chine, 2016 à 2018
Les chiffres des douanes chinoises sur le e-commerce en 2017

Les chiffres des douanes chinoises sur le e-commerce en 2017

Qui de mieux placé que les douanes pour collecter et compiler les données logistiques du e-commerce ? A priori personne, nous avons donc choisi cet angle nouveau pour vous communiquer les 5 chiffres à retenir du e-commerce Chinois en 2017.

Nous avons profité de la “First Global Cross-Border E-commerce Conference” (首届世界海关跨境电商大会), co-organisée à Beijing par le WCO (World Customs Organization) et les douanes chinoises.

Elle a eu lieu les 9 et 10 février dernier avec de nombreux décideurs politiques, experts légaux, agences gouvernementales, opérateurs e-commerce (Jack Ma était présent) et investisseurs chinois… Tous ces acteurs se sont réunis afin de faire le bilan de 2017 mais aussi pour échanger sur les sujets brulants du E-commerce, la croissance du cross-border et les nouvelles réalités du commerce.

Notre consultant présent sur place a pu analyser les statistiques communiquées par Guo Li, le directeur adjoint des douanes chinoises pour l’année 2017. Voici les 5 grandes données qu’il faut retenir pour l’année passée :

– En 2017 le volume total du cross-border e-commerce (import et export) a dépassé 11 milliards d’euros (90,2 milliards de Yuan). Soit une croissance de 80,6% par rapport de 2016.
– L’import a compté pour 7 milliards d’euros (56,59 milliards de Yuan) avec 120% de croissance alors que l’export a cru de 41,3% à 4 milliards d’euros (33,65 milliards de Yuan).
– En 2017 toujours en cross-border, on a compté 660 millions de colis déclarés au départ ou à destination de la Chine. Un chiffre impressionnant quand on sait qu’un grand nombre de colis ne sont pas déclarés aux douanes et donc ne sont jamais comptabilisés.
– Les douanes ont collectées en 2017, 800 millions d’euros de taxes sur les colis déclarés (6,6 milliards de Yuan) et comptent 44 000 sociétés de cross-border e-commerce enregistrées.
– A l’occasion du 11.11 (Double Eleven anciennement Single Day) les douanes ont enregistrées plus de 16 millions de colis envoyés/reçus.

On voit à travers la croissance de l’import (+120% déclaré en 2017 !!) que les consommateurs Chinois demandent toujours plus de biens étrangers. C’est en partie du à l’explosion de la classe moyenne et au boom des millenials qui sont à la recherche de produits unique et premium. Cette lame de fond est une énorme opportunité pour les marques Françaises de démontrer leur savoir faire et exporter leurs produits de qualités.

C’est d’ailleurs l’une des missions que nous nous sommes fixé en créant Paris2Beijing : aider les acteurs européens et plus particulièrement les Français à s’exporter en Chine et mettre leurs produits à portée de main des consommateurs Chinois. 2018 sera l’année des marque françaises en Chine c’est certain ! 🙂

Le boom de la fresh food en Chine

Le boom de la fresh food en Chine

Le secteur de la Fresh food en plein boom sur les marketplaces de Chine. Une croissance de 59,7% en 2017 pour 139,1 milliards de yuans (22,1$ milliards).

Pour exemple, JD.com propose un onglet spécial produits frais avec des recettes en ligne pour pousser les achats de légumes, viandes, poissons, fruits, etc. JD.com qui à par ailleurs ouvert son premier supermarché offline d’aliments frais 7FRESH à Beijing en janvier, où les consommateurs peuvent soit acheter sur place, soit commander via une application.

Le digital en Chine

Le digital en Chine

Il y a encore 10, ans la Chine représentait 1% des transactions mondiales sur le secteur du E-commerce, elle en représente aujourd’hui plus de 40%.

La valeur des transactions E-commerce de la Chine dépasse aujourd’hui celles de la France, de l’Allemagne, du UK, du Japon et des Etats-Unis réunis, une part de marché et un taux de croissance époustouflants pour ce pays encore en voie de développement !

Le paiement par smartphone en Chine atteint quant à lui 68% des paiements réalisés en 2016 et représente 790 milliards de dollars.

Le marché du digital et l’utilisation du smartphone sont plus que jamais la clé de réussite pour vendre et se faire connaître en Chine. Une bonne connaissance de ce marché est donc essentielle pour activer les bons leviers et pouvoir suivre la cadence de développement du marché chinois.

5 tendances du digital en Chine pour 2018

5 tendances du digital en Chine pour 2018

Le 16 février nous avons quitté l’année coq pour entrer dans l’année du chien (狗年 Gou nian en Pinyin).

Saviez-vous que dans la culture chinoise, le chien est vu comme un animal honnête, loyal et de bon augure. D’ailleurs la légende dit que si un chien vient gratter à votre porte, cela symbolise la fortune proche. Mais soyons réalistes, pour faire fortune il faut un peu plus qu’une visite de nos amis à quatre pattes et les marques qui se sont lancées en Chine le savent bien.

A défaut de vous apporter la fortune instantanée, nous profitons de l’évènement pour vous parler des tendances 2018 en Chine.

I. New retail & O2O

Comme nous l’avons écrit dans un de nos précédents articles sur le 11.11. #lien, Jack Ma désire qu’en 2018 le focus soit fait sur le “New retail”. Il veut donc concentrer les investissements sur les innovations dans le retail (comme la réalité augmentée et les appli mobiles), et sur la digitalisation des bricks-and-mortar.

Le but du new retail est créer une expérience client unique. Les leaders l’ont compris et y travaillent déjà : Alibaba (premier opérateur e-commerce en Chine) développe le new retail en magasins physiques avec ses partenaires Intime, RT-Mart, Auchan et Suning chain. Tencent travaille à la digitalisation des supermarchés Carrefour, Yonghui et Wanda Plazas ; à l’ouverture de WeChat Stores sans personnel ainsi qu’à la création (en collaboration avec JD et Walmart) de 1 000 supérettes 7Fresh. Dans ses supérettes on pourra entre autre trouver des caddys automatisés qui suivent le client dans ses achats.

En 2018, la question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non faire du new retail, mais plutôt comment l’intégrer au mieux !

Quelques exemples de new retail avec les supérettes sans personnel ouvertes 24/24 :

 

II. La faim des chinois

Les produits frais sont en plein boom sur les places de marchés Chinoises avec une croissance de près de 60% en 2017. Le secteur a généré plus de 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires (139,1 milliards de Yuan).

Par exemple, JD.com (originellement une marketplace d’électronique que l’on pourrait apparenter à un concurrent d’Amazon) propose un onglet spécial produits frais. Il y inclut même des recettes pour inciter à l’achat de légumes, poissons, fruits… Mais les opérateurs e-commerce vont plus loin en ouvrant des magasins physiques : JD.com a ouvert son premier supermarché offline d’aliments frais 7FRESH à Beijing en janvier. Les consommateurs peuvent faire leur course directement mais aussi commander sur l’application et venir retirer ses achats en magasin.

Alibaba quand à lui prévoit d’ouvrir près de 2 000 Hema Fresh (盒马鲜生, ses épiceries) dans les 5 prochaines années. Les boutiques Hema mettent aussi à disposition des clients des zones restaurant afin de pouvoir choisir des produits frais à manger sur place qui sont préparé à la demande dans les cuisines des magasins.

III. Urbanisation & E-commerce

Les villes chinoises sont catégorisées en « tier », en niveau : de 1 à 5. Le premier niveau regroupe les mégalopoles du pays comme Beijing (Pékin), Shanghai, Guangzhou and Shenzhen.

Le second niveau inclut les capitales des plus grosses provinces et certaines grandes villes en forte croissance. Ces villes concentrent et attirent les talents sur les secteurs clés de l’industrie et des services. Les habitants y voient leur niveau de vie croitre et deviennent des consommateurs de plus en plus exigeants, il s’agit de villes comme Hangzhou, Ningbo, Chengdu et Dalian.

Les villes des troisième, quatrième et cinquième niveaux sont de « petites » villes (à l’échelle de la Chine) même si, souvent, elles dépassent le million d’habitant. Elles ont une forte croissance de la richesse due à une urbanisation galopante.

La Chine compte actuellement 140 villes de plus de 1 million d’habitants et 20 villes de plus de 5 millions sur un total de 600 villes. Le niveau d’urbanisation de la Chine est censé atteindre 60% d’ici 2020, ce qui laisse présager d’une croissance énorme en terme de consommation offline et online et donc d’un beau potentiel pour les sociétés qui vendent en Chine. En effet, ces dernières années, la data issue du e-commerce a permis aux acteurs de voir l’émergence d’une nouvelle demande dans les plus petites villes et les zones rurales.

Afin d’y répondre Alibaba a décidé depuis plusieurs années de concentrer sa communication sur ces régions mais aussi de réaliser des actions plus concrètes en créant des « Taobao villages. Ce sont des pépinières de e-commerçants : Alibaba aident les agriculteurs à vendre leurs produits sur Taobao. Ces opérations tirent aujourd’hui vers le haut la croissance de ses plateformes e-commerce. Pinduoduo a également a intégré ce principe et mène ses propres initiatives. (Pinduoduo est la troisième appli e-commerce en Chine derrière Taobao et JD.com). Ces « petites » villes deviennent le terrain de jeu de ces géants qui cherchent toujours plus de nouveaux consommateurs.

IV. AI & VR

En 2018 entre le soutien de Beijing, le peu de réglementation concernant la protection des données personnelles, et l’adoption massive du smartphone : la Chine est parmi les mieux placés pour mener la révolution de l’IA.

En Chine l’impact de l’IA dans la vie de tous les jours est déjà visible via les innovations dont nous avons parlé dans les points précédents. A l’heure actuelle, toutes les sociétés technologiques du pays, emmenées par les géants Baidu, Alibaba et Tencent investissent dans le recrutement d’experts de l’IA, dans des centres de recherches et dans la data. Ils rivalisant ainsi avec ce qui se fait de mieux chez leurs concurrents américains Amazon, Google ou encore Microsoft.

Tencent pour ne citer que lui, utilise actuellement les montagnes de data qu’il collecte des conversations réalisées sur WeChat et QQ dans de nombreux projets. Tong Zhang, le responsable du « AI Lab » de Tencent a récemment dit que « toutes ces données pourraient être utilisé pour former des systèmes de machine-learning et ainsi permettre des avancées conséquentes dans le domaine du language. » Ces avancées pourraient utiles dans de nombreuses applications des analyses de documents aux assistants personnels…

Et la ville de Beijing, quant à elle compte bien profiter de cet essor et a investi 1,8 milliards d’euros dans un parc de recherche afin d’accueillir 400 entreprises. Cet « IA Research Park » est censé rapporter 6,5 milliards d’euros d’ici à 2023.

V. Le boom des KOL

Les KOL sont des influenceurs, littéralement des leaders d’opinions (Key Opinion Leader). En Chine les KOL sont des gens ayant une présence média très forte qui influencent les consommateurs dans leurs achats. Ils ne sont pas uniquement suivis pour les informations qu’ils transmettent, mais également pour leurs choix de vie, leurs idées, les shows qu’ils présentent… Ils sont de vraies inspirations pour les chinois. Cela va bien au-delà de ce que l’on peut connaitre avec les youtubeurs en France : les KOL chinois sont tellement admirés, que les gens leurs offre des cadeaux pour les remercier d’être là.

Les plateformes sur lesquelles ces influenceurs opèrent sont nombreuses : réseaux sociaux comme Weibo, WeChat, plateformes de vidéos live comme Youku, Meipai, Yizhibo… certaines permettent même d’acheter en temps réel les produits diffusés sur les vidéos live. Ces nouveaux mode de communications impactent directement la façon de consommer des Chinois.

Correctement réalisées, une campagne avec un KOL est un outil puissant pour développer l’image d’une marque, attirer de nouveaux clients, établir une crédibilité, augmenter les ventes.

Par exemple : Longchamp a crée une collection spéciale nouvel an chinois « Year of the Dog ». Pour la promouvoir, ils ont réalisé une campagne avec « Mr. Bags ». La collection s’est retrouvée sold out en moins de 24 heures ! Dans le même esprit. Givenchy a monté un partenariat avec Gogoboi pour vendre sa collection « Duetto » qui s’est écoulée en à peine 72 heures. Enfin Becky Li a permis à Mercedes de vendre 100 éditions limitées d’une mini en 4 minutes seulement.

Nous terminons l’article sur ce dernier chiffre : en 2016 le marché du live streaming en Chine a généré 2,573 milliards d’euros de revenus avec une croissance de 180% par rapport à 2015. Et les analystes prédisent que très bientôt le secteur rapportera plus d’argent que les films du box office Chinois !

N’hésitez pas à commenter sur cet article si vous avez des remarques, des questions… Nous avons essayé de faire un article qui ne soit pas trop long à lire et qui soit à la portée de tous, en espérant que vous soyez arrivé jusqu’ici 🙂
Si vous êtes intéressés par une tendance en particulier, sachez que nous pouvons réaliser des études plus poussées et des interventions sur demande. N’hésitez pas à nous contacter !