La Chine réglemente la dénomination des produits cosmétiques

Depuis février, tout produit cosmétique qui utilise les mots «cosmétique médicale (药妆)» et «produit de soin médical (医学护肤品)» , sur son emballage ou sur ses campagnes de marketing est désormais considéré comme illégal en Chine.

Par définition, la cosmétique médicale ou cosméceutique (contraction de deux termes : « cosmétique » et « pharmaceutique »), appelée aussi dermo-cosmétique, est développée par des professionnels, dermatologues ou médecins esthétiques. La cosmétique médicale permet de manière générale de préparer, prolonger et optimiser les soins effectués en cabinet médical par le biais de principaux actifs intégrés aux formules.

Selon la CFDA (China’s Food and Drug Administration), il est désormais primordial d’éviter la confusion entre les produits cosmétiques et les médicaments, un consensus déjà commun parmi les régulateurs des produits cosmétiques dans le monde. C’est donc un pas en avant que la Chine fait pour se conformer aux normes mondiales de la FDA (Food and Drug Administration). Cette nouvelle réglementation va permettre d’apporter du changement dans l’industrie cosmétique et de protéger davantage les consommateurs chinois.

Les marketplaces E-commerce comme Taobao et JD ont déjà bloqué les résultats de recherche sur le mots clé «cosmétique médicale (药妆)». Les marques de soins et cosmétiques ont vite emboîté le pas, des marques françaises telles que La Roche-Posay et Vichy ont supprimé tous les termes «médicaux» sur leurs sites officiels. 

Dans le top 10 des marques cosméceutiques préférées des consommateurs chinois, 7 sont des marques Françaises : Vichy, Avène, La Roche-Posay, Uriage, Cetaphil, Caudalie, et Bioderma.

Le marché de la cosmétique médicale a atteint 62,5 milliards RMB (8,11 milliards euros) en 2017 en Chine, avec un taux de croissance annuel d’environ 20%. D’ici 2023, les ventes devraient atteindre 81,1 milliards RMB (10,53 milliards euros).

L’impact de cette nouvelle réglementation est surtout d’éviter aux marques des faire des publicités mensongères et de veiller à utiliser des termes non liés au secteur médical.

Sources: Xinhua, JingDaily